Big data : faut-il avoir peur de son nombre?
Big data : faut-il avoir peur de son nombre?
Cybernétique, dataveillance et néolibéralisme : des armes contre la société
Henrichon, Pierre  
  • Éditeur : Écosociété
  • Collection : Hors-collection
  • EAN : 9782897196080
  • Code Dimedia : 000207108
  • Format : Broché
  • Thème(s) : SCIENCES & TECHNIQUES, SCIENCES HUMAINES & SOCIALES
  • Sujet(s) : Économie, Informatique / Internet, Politique, Sociologie / Anthropologie, Technologie
  • Pages : 200
  • Prix : 22,00 $
  • Paru le 16 mars 2020
  • Statut : Disponible
  • Code de recherche: DATFAP
  • Groupe: Sciences / Techniques
  • Date de l'office: 12 mars 2020
  • Langue d'origine: français
  • Moins d'informations...
EAN: 9782897196080

Aussi disponible en version numérique:

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Le Big Data, ou comment la cybernétique, la quantification, la dataveillance et le néolibéralisme se conjuguent pour menacer nos sociétés de dissolution.

Contrairement à ce que laissent entendre ses plus ardents défenseurs, la nouvelle économie numérique carburant aux algorithmes et au Big Data n’est pas sans poser de réels défis à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, à l’emploi ou au vivre-ensemble. Les tendances lourdes actuellement à l’œuvre dans nos sociétés, loin de contribuer à régler les crises qui minent nos institutions, les aggravent dans les faits parce que leurs principaux animateurs en profitent au détriment du bien commun.
 
Ces tendances, qui ont toutes une histoire riche et féconde, se manifestent à l’heure actuelle sur trois fronts dont la convergence en accélère la pénétration dans tous les aspects de nos existences : automatisation des activités humaines, Big Data et néolibéralisme. Ces trois vecteurs ont pour principaux dénominateurs communs l’amenuisement, voire la suppression de l’espace politique, l’érosion de la pertinence économique et sociale du travail humain et la destruction de la société comme lieu de mutualisation des activités, des projets et des risques. On peut même dire que les piliers sur lesquels reposent cette nouvelle configuration de l’économie capitaliste – la cybernétique, la dataveillance et le néolibéralisme – participent activement à alimenter une logique et une dynamique qui minent le politique et menacent ni plus ni moins la société de dissolution.
 
Dans cet essai solidement documenté, Pierre Henrichon cherche à cerner les nouveaux phénomènes qui accompagnent le déploiement de l’économie numérique et du Big Data et à faire ressortir les dynamiques qui les sous-tendent, au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook. L’ouvrage interroge d’abord les courants de pensée et les pratiques qui ont guidé le développement de ce projet social, politique et technique : le libéralisme, la quantification et la cybernétique. L’auteur examine ensuite les dangers potentiels que recèle la rencontre des techniques d’automatisation du travail, du Big Data et de la marchandisation du monde. La santé et l’éducation sont notamment mobilisés à titre d’exemples de secteurs devant composer avec les effets de cette nouvelle économie de la donnée. L’hypothèse serait que la crise menaçant nos démocraties a entre autres pour cause le fait que le politique a été neutralisé, et que ce processus de dépérissement a été suscité et accompagné par des idéologies qui ont lentement imposé leur domination sur nos esprits. Aujourd’hui, cette domination est valorisée, reproduite et renforcée par le complexe sociotechnique et financier qu’est le Big Data.
 
Big Data : faut-il avoir peur de son nombre? est en définitive une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes au phénomène du Big Data, mais également un vibrant plaidoyer pour éviter que l’humain n’en soit réduit à devenir une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.

AUTEUR(S)

Pierre Henrichon est traducteur et membre du conseil d’administration d’Écosociété. Militant depuis plus de quarante ans dans divers mouvements politiques, il a été président-fondateur d’Attac-Québec et membre de la Fondation Charles-Gagnon. Il s’intéresse depuis plusieurs années aux liens entre les sciences, les technologies et les évolutions sociales et politiques. Big data : faut-il avoir peur de son nombre? est son premier essai.




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