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Chansons transparentes
Fortier, Jonas  
  • Éditeur : Oie de Cravan (L')
  • Collection : Poésie
  • EAN : 9782924652176
  • Code Dimedia : 000180493
  • Format : Broché
  • Thème(s) : LITTÉRATURE - FICTION & ESSAI
  • Sujet(s) : Littérature québécoise, Poésie
  • Pages : 76
  • Prix : 16,00 $
  • En librairie le 5 février 2019
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EAN: 9782924652176

C’est vers l’année 2011 au salon Expozine que l’éditeur de L’Oie de Cravan a fait la connaissance d’une bande de jeunes allumés qui s’apprétaient à fonder une maison d’édition. La coopérative d’édition la Jachère est née peu de temps après, dans la foulée des manifestions et révoltes de 2012, et s’est révélé un lieu riche en productions et découvertes de toutes sortes. C’est suite à leur travail au sein de cette coopérative que sont devenus visibles les Manuel Mineau (Aura Fallu) et Toino Dumas et il y a fort à parier que de nombreuses autres découvertres nous viendrons de ce côté. Ainsi, Jonas Fortier, un des animateurs principaux du groupe y a publié sous de nombreux pseudonymes  (dont Jacques-Brigitte Custo et Joni Jacusto) des publications au tirage confidentiel. Sa poésie est marquée par des images à haut risque, excessives et baroques. Il propose ici avec ces Chansons transparentes le résultat de trois années d’écriture, une réflexion sur le thème du désir. Il en dit ceci «En relisant aujourd’hui ces chansons, je me rappelle ce que j’ai lu de poésie coréenne, chinoise et japonaise. On pourra peut-être parler d’un esprit zen, d’une sensibilité méditative ou d’un regard métaphysique, mais on peut toujours rattacher les petites choses à de plus grandes et plus solides. Alors je préfère parler de chansons. J’ai fredonné dans ma tête tous ces petits poèmes, je les ai chantés sans musique, sans mélodie, sans chant, juste pour qu’ils vivent.»

Extrait :
 
je buvais l’eau du désert
l’eau disait feu
l’eau disait guéris maintenant
mais je ne voulais pas guérir
pas devant vous
pas tout seul non plus
pas tout de suite
j’attendais l’heure la saison la pluie
le dieu qui coule
au-delà
des humeurs
je m’étais logé dans un vide
dans une parfaite unité
mais il n’y avait rien
je ne marchais pas
caressait-on mon visage ou ma main
on caressait du désert
traversant une vallée
on me traversait moi
moi l’ami du contraire
 

 




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