Ma paresse [nouvelle édition]
Ma paresse [nouvelle édition]
Svevo, Italo  
Gillyboeuf, Thierry (Traduit par) 
  • Éditeur : Allia
  • Collection : Très petite collection
  • EAN : 9782844859532
  • Code Dimedia : B0002028
  • Format : Poche
  • Thème(s) : LITTÉRATURE - FICTION & ESSAI
  • Sujet(s) : Littérature italienne/roumaine
  • Pages : 64
  • Prix : 5,95 $
  • Paru le 26 janvier 2015
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EAN: 9782844859532

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"Il fut assez difficile de trouver la femme que je recherchais. À la maison, il n’y en avait aucune qui convînt à cet office, d’autant que l’idée de souiller ma demeure me rebutait. Je l’aurais fait si cela avait été nécessaire, étant donné le besoin où j’étais de duper Mère Nature afin qu’elle ne pense pas que l’heure était venue de m’envoyer la maladie fatale, et ma difficulté à trouver hors de chez moi ce qui convenait dans mon cas, celui d’un vieillard occupé d’économie politique, était si grande que cela en devenait véritablement impossible."
 
Le narrateur, un vieil homme de 70 ans, vit aux côtés de sa femme Augusta. Or, sentant approcher le crépuscule de sa vie, il développe une hypocondrie, qui s’avère chronique. Sur les conseils de son neveu et médecin Carlo, il commence alors, et secrètement, à payer les services amoureux de jeunes femmes, qui égrènent les prénoms allégoriques, de Felicita à Amphore. L’homme espère déjouer ainsi les pièges de “Mère Nature” et se convaincre qu’il peut encore embrasser la vie et ses illusions. Mais il prend conscience que son temps est passé : il réalise que “Dame Nature” ne maintient un organisme en vie qu’à la condition que celui-ci sache se reproduire. Le narrateur sombre alors dans une paresse qui est une forme de renoncement. Déni du libre arbitre, puissance de la nature sur le Vouloir, lui-même illusion, tous les thèmes de la philosophie de Schopenhauer sont exprimés là.
 

AUTEUR(S)

Traduit de l’italien par Thierry Gillybœuf.
 
Né à Trieste en 1861, l’écrivain italien Italo Svevo se passionne très tôt pour la littérature allemande et la philosophie de Schopenhauer. Il voyage beaucoup, rencontre James Joyce puis s’enthousiasme pour la psychanalyse, ce qui transparaît dans La Conscience de Zeno, paru en 1923. Subitement, Svevo jouit de la consécration du monde littéraire : sa modernité est saluée, son art de l’introspection admiré, son sens de l’observation du monde qui l’entoure et la vivacité de ses personnages acclamés. On l’érige précurseur de Joyce et de Proust. Seulement, Svevo ne jouira que très peu de son flamboyant succès, il succombe aux suites d’un accident de voiture en 1928.
 




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